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Auflage 2026 - Der Garten macht großes Kino

Der Garten ist ein Raum der Erinnerung, der Zeitlichkeit, der Inszenierung und der Emotionen. Er ist real und symbolisch zugleich und entwirft eine Szene, in der die Natur zwar gezähmt, geordnet und kultiviert, aber nie vollständig kontrolliert ist. Das Kino, eine Kunst, die sich mit Zeit, Perspektive und Erzählen befasst, findet im Garten einen plastischen und poetischen Partner von seltener Intensität. Das Thema des nächsten Internationalen Gartenfestivals von Chaumont-sur-Loire mit dem Titel Der Garten macht großes Kinolädt zur Erkundung der formalen, narrativen und symbolischen Übereinstimmungen zwischen diesen beiden Kunstformen ein.

Der Garten ist seit den Anfängen des Kinos ein Drehort. Das Filmen vor einer derartigen „Kulisse“ ist niemals neutral. Er trägt eine hohe Emotionalität, ein unglaubliches dramaturgisches Potenzial in sich. Von der idyllischen Sequenz bis zur Schreckensszene, vom Schauplatz der Kindheit bis hin zum fantastischen Reich: er kann ein Zufluchtsort oder eine Falle, eine Utopie oder ein Einstieg, ein Paradies oder eine Allegorie sein. (1982). Über die Erwähnung all dieser Filme hinaus lädt

Der Garten macht großes Kino

dazu ein, den Garten als narratives Mittel zu betrachten, das Sequenzen (Beete, Alleen, Rabatten, Baumgruppen...) miteinander verbindet, Übergänge (Zäune, Grenzbereiche, Öffnungen) schafft und Intensitäten (Licht und Schatten, Leere und Fülle) variiert. So wie ein Filmemacher komponiert auch der Landschaftsgestalter ein sequenzielles, vielstimmiges Werk, in dem der Spaziergänger zum aktiven Zuschauer wird. Gilles Clément spricht über den Garten als einen „Schriftzug in Bewegung“, als ein „lebendiges Drehbuch“. Für Bernard Lassus wird die Landschaft wie ein Film oder eine Bilderserie abgespult. Jardin des Finzi-Contini (1970) de Vittorio De Sica, au Jardin secret d’Agnieszka Holland (1993), au film de Miyazaki, Mon voisin Totoro (1988).

Autre bonne raison de rapprocher l’art du jardin du cinéma : la question du temps. Le jardin pousse et se transforme, soumis aux saisons et aux aléas du climat. Le cinéma, quant à lui, joue avec un temps pluriel : il le dilate, le condense, le fragmente, le remonte. Filmer au jardin, c’est donc inscrire dans l’image une temporalité mouvante, évolutive ; c’est capter la lente évolution du monde vivant. Derek Jarman, dans The Garden (1990), a fait du jardin un motif central, de même que Peter Greenaway dans Meurtre dans un jardin anglais (1982).

Au-delà de l’évocation de tous ces films, Der Garten macht großes Kino invite à penser le jardin comme un dispositif narratif, qui articule des séquences (parterres, allées, massifs, bosquets…), construit des transitions (clôtures, seuils, ouvertures), module des intensités (ombres et lumières, vides et pleins). Le paysagiste, à l’instar du cinéaste, compose une œuvre séquentielle, polyphonique, où le promeneur devient spectateur actif. Gilles Clément parle du jardin comme d’une “écriture en mouvement”, comme d’un “scénario vivant”. Pour Bernard Lassus, le paysage se déroule comme un film ou une bande d’images.

Chantal Colleu-Dumond
Direktorin des Internationales Gartenfestival du Festival International des Jardins


Les jardins du festival International des jardins - Edition 2026

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