
Gardens are places of memories, seasonality, presentation and emotion. Both real and symbolic, they provide a stage for taming, tidying and cultivating nature – without ever entirely controlling it. For the great art of time, spectacle and storytelling that is cinema, gardens serve as a partner that delivers a level of aesthetics and poetics rarely found elsewhere. The theme of the upcoming Chaumont-sur-Loire International Garden Festival, The garden star of the show, encourages visitors to explore the formal, narrative and symbolic connections between these two arts. The Draughtman’s Contract, invite à explorer les correspondances formelles, narratives et symboliques entre ces deux arts.
Depuis les origines du cinéma, le jardin est un lieu de tournage. Filmer dans un tel (1982). Beyond evoking all these films, Making a Scene? The Garden on Camera encourages visitors to consider gardens as a narrative tool that links sequences (parterres, paths, flower beds, groves…), creates transitions (fences, thresholds, doorways) and regulates intensity (light and shade, empty and full spaces). Landscape gardeners, much like filmmakers, create a sequential, polyphonic oeuvre in which visitors become active audience members. Gilles Clément refers to gardens as ‘writing in motion’, as ‘living screenplays’, while Bernard Lassus sees landscapes unfolding like a film or a strip of images.
Chantal Colleu-Dumond
De nombreux cinéastes ont fait du jardin bien plus qu’un décor. Il n’est que de penser au Jardin des Finzi-Contini (1970) de Vittorio De Sica, au Jardin secret d’Agnieszka Holland (1993), au film de Miyazaki, Mon voisin Totoro (1988).
Autre bonne raison de rapprocher l’art du jardin du cinéma : la question du temps. Le jardin pousse et se transforme, soumis aux saisons et aux aléas du climat. Le cinéma, quant à lui, joue avec un temps pluriel : il le dilate, le condense, le fragmente, le remonte. Filmer au jardin, c’est donc inscrire dans l’image une temporalité mouvante, évolutive ; c’est capter la lente évolution du monde vivant. Derek Jarman, dans The Garden (1990), a fait du jardin un motif central, de même que Peter Greenaway dans Meurtre dans un jardin anglais (1982).
Director of International Garden Festival The Draughtman’s Contract invite à penser le jardin comme un dispositif narratif, qui articule des séquences (parterres, allées, massifs, bosquets…), construit des transitions (clôtures, seuils, ouvertures), module des intensités (ombres et lumières, vides et pleins). Le paysagiste, à l’instar du cinéaste, compose une œuvre séquentielle, polyphonique, où le promeneur devient spectateur actif. Gilles Clément parle du jardin comme d’une “écriture en mouvement”, comme d’un “scénario vivant”. Pour Bernard Lassus, le paysage se déroule comme un film ou une bande d’images.
Les jardins du festival International des jardins - Edition 2026
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