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Édition 2026 - Le jardin fait son cinéma
07

Fenêtre sur cour

Festival International des Jardins

Le jardin

Inspiré du film éponyme d’Alfred Hitchcock, le jardin devient une scène de cinéma. Ici, nul ne traverse l’espace : il s’observe, comme si nous regardions un film ancien dont les images prendraient doucement vie. À l’entrée du jardin, quelques touches de bleu marquent la transition entre le monde réel en couleurs et celui de la fiction en noir et blanc.

Les murs en brique évoquent les façades urbaines du film à suspense et recréent le décor de cinéma dans le New York des années 1950. Le visiteur devient spectateur, placé derrière les fenêtres qui tiennent lieu de pellicule et de projecteur.

Dans ce halo, apparaît une cour en noir et blanc, comme une séquence capturée. Au centre, une table blanche suggère la présence d’un personnage invisible. Autour d’elle, les végétaux sombres apportent profondeur et mystère, tandis que les feuillages blancs diffusent une lumière douce.

Hors de l’écran, rien n’est figé : le vent, les ombres et la lumière réécrivent sans cesse la scène. Dans ce film muet, la nature est l’actrice principale. Ce “jardin sur cour” nous interroge sur notre lien au vivant : sommes-nous des acteurs, des réalisateurs ou simplement les spectateurs de nos jardins ?

CONCEPTEURS

Azilis DUBÉE et Adrien LAURELLI, conducteurs de travaux
FRANCE
 
 

Azilis Dubée est diplômée de l’Institut Agro – campus d’Angers, une école d’ingénieurs spécialisée en horticulture et paysage. Elle y a suivi une spécialisation en paysage, opérationnalité et projet, orientée vers la conception et la mise en œuvre de projets paysagers. C’est dans cette école qu’elle rencontre Adrien Laurelli, avec qui elle partage une vision commune du projet de paysage, mêlant réflexion conceptuelle et attention portée à la réalisation. Son parcours est également marqué par un Erasmus à Madrid, dans une école d’architecture, qui a enrichi sa réflexion sur les liens entre architecture et paysage. Elle a effectué toute sa scolarité en breton et a grandi à la campagne, près de Guingamp, un contexte qui lui a donné très tôt le goût du végétal et une approche sensible du paysage, attentive aux usages, aux perceptions et aux milieux vivants.

Adrien Laurelli
“Mon lien au paysage s’est construit très tôt, dans le jardin de mes parents, où j’ai appris l’entretien puis la création. Mon beau-père m’a transmis l’exigence du travail bien fait, notamment dans les finitions, et cette attention au détail guide encore ma manière de concevoir un jardin. J’ai choisi des études de paysage pour relier nature et création, nourri aussi par l’influence artistique de ma mère. Après un bac STI2D (énergies et environnement), une prépa ingénieur à Agrocampus (paysage), un BTS Aménagement paysager et une licence professionnelle en management, je travaille aujourd’hui en CDI comme aide conducteur de travaux, au croisement entre conception, organisation et réalisation. J’ai également mené des projets personnels, dont les Jardins d’expression à Angers et la réalisation de jardins en bords de Loire. Le végétal, le respect du vivant et l’adaptation à l’existant sont au cœur de mon approche. Participer aux Jardins de Chaumont-sur-Loire représente pour moi un objectif d’exigence et de reconnaissance.”

Référence

Fenêtre sur cour, 1954

Genre : film à suspense

Réalisateur : Alfred Hitchcock (États-Unis)

JARDIN RÉALISÉ AVEC LE CONCOURS DE

NGE Paysages

Vegetal Services

JSFR