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2019年度版
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Le jardin des hypothèses

Jardin de Bernard Lassus
Prés de Goualoup

Le jardin

Bernard Lassus est une personnalité à part dans le monde du paysage. Il est à la fois artiste et paysagiste, peintre et urbaniste, chercheur et universitaire, théoricien, salué dans le monde entier pour ses vues et ses conceptions profondément originales. Il opère une synthèse entre art, architecture et environnement.

C’est un ensemble extraordinaire de ses jardins qui est présenté à Chaumont-sur-Loire, le Domaine devenant en quelque sorte le conservatoire de la création de cet artiste-paysagiste hors normes.

LE JARDIN DES HYPOTHÈSES, 2019

Constitué de l’association de jardins “historiques” de Bernard Lassus, notamment d’un exceptionnel Théâtre de verdure dont l'artiste a souhaité qu'il soit installé à Chaumont-sur-Loire, il prolonge le jardin créé pour l’édition 2018 du Festival. Jardins urbains, ludiques et géométriques, ils font éclater les couleurs des quatre saisons. Les arbres, en tôle découpée et ajourée, se dressent au-dessus de fleurs serrées dans des parallélépipèdes stricts. Le théâtre apparaît avec son décor et ses praticables. L’épaisseur des tôles varie et des cascades métaphoriques se dessinent pour le bonheur du visiteur.

ÊTRE LÀ... UN PEU +, 2018

"Où ? Comment peut-on ressentir ce lieu, celui-là, ici, et le percevoir ? Comment sa perception renvoie de sa reconnaissance à l'approfondissement de son exploration pour d'autres connaissances sur lui ?
Ici, à l’entrée du terrain déjà acclimaté de cette fraction bocagère :
- le symbole d’un volume de lumière autrement colorée que celle du contexte, "un arbre brise-lumière", et un autre pour le détail du houppier,
- une surface de tôle laquée découpée au laser pour suggérer – grâce à la densité des percements – le jeu de la transparence, "la haie",
- un ensemble de boules de couleurs émaillées : "un massif de fleurs", un clin d'œil au tact optique.
Être là ... Un peu + implique que le visiteur occupe surtout une fraction du lieu même. Ses déplacements et sa présence doivent donc porter atteinte le moins possible à ce qui pousse habituellement ici et là : des herbacées aux haies et à ceux qui les fréquentent... les escargots, les grenouilles, les insectes, les oiseaux ... D'où "des patins de jardins" pour se déplacer en foulant le moins possible le sol et les herbes.
Puis, un lieu d'arrêt où l'on peut consulter quelle est la température (le thermomètre)... le temps qu'il fera demain (le baromètre)... puis manipuler divers instruments pour apprécier l'humidité du sol (l'humidimètre)...  le mouvement du vent (l'anémomètre)...  l'humidité de l'air ambiant (l'hygromètre) ...". Bernard Lassus

CONCEPTEUR

Bernard LASSUS, architecte paysagiste et plasticien
FRANCE
 

Né en 1929 à Chamalières (Puy-de-Dôme), Bernard Lassus intègre l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts à Paris en 1952. Il y enseigne de 1968 à 1998. Chargé de cours à l’École Nationale Supérieure d’Horticulture de Versailles de 1963 à 1969, il réalise le Jardin noir à Boulogne-Billancourt en 1967, et le Jardin des retours à Rochefort-sur-Mer, prix du patrimoine du ministère de la culture en 1993. En 1975, il présente une étonnante recherche sur les “habitants-paysagistes” au séminaire de Claude Lévi-Strauss, au Collège de France. De 1976 à 1985, il est professeur à l’École Nationale Supérieure du Paysage de Versailles qu’il a contribué à fonder. Depuis 1989, on lui doit de nombreux aménagements paysagers d’autoroutes. Il présente ses travaux en Allemagne, aux États-Unis, en Grande-Bretagne, en Pologne, au Venezuela... Il est exposé au Centre Pompidou en 2011 et 2017. Dans le cadre de cette dernière exposition, Bernard Lassus : un art de la transformation, le paysage, il déploie un Jardin monde de 800 mètres carrés qui aborde les enjeux contemporains de l’art du paysage.

LE JARDIN DES HYPOTHESES

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