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Saison d'art 2018

Sarkis

"Kintsugi sur commode Louis XV"
Grand Salon Le Château

Démarche artistique

Pour son retour à Chaumont-sur-Loire à l’occasion des 10 ans d’art au Domaine, Sarkis, dont les vitraux de l’exposition Ailleurs, Ici sont toujours visibles dans les chambres des femmes de chambre du Château, a proposé de réaliser une œuvre inédite en « réparant » un meuble abîmé par le temps, selon la technique japonaise du Kintsugi. Magnifiée et ramenée à la vie par l’artiste, cette commode, dont les fêlures et les blessures seront saupoudrées d’or, sera présentée dans le Salon de la Princesse de Broglie – preuve que la survie est possible, au-delà des aléas du temps.

Le kintsugi (金継ぎ), qui signifie littéralement « jointure en or », désigne une technique japonaise de réparation des poteries ou porcelaines brisées au moyen d'une laque mêlée de poudre d'or. Développée au Japon à la fin du 15e siècle, cette méthode porte une philosophie qui tient compte du passé de l'objet, de son histoire et donc des accidents qui ont pu lui arriver. Le but n'est pas de cacher les réparations ; bien au contraire, il s'agit de les mettre en valeur grâce à la laque et à la poudre d'or. L'art du kintsugi a permis l'émergence d'un nouveau style : les objets brisés peuvent ainsi connaître une nouvelle vie sous une autre forme.

REPÈRES BIOGRAPHIQUES

SARKIS
TURQUIE
 
 
Né en 1938 à Istanbul, en Turquie. Sarkis vit et travaille à Paris.
Diplômé de l'Université des beaux-arts Mimar Sinan d'Istanbul, Sarkis a réalisé sa première exposition à l'Istanbul Art Gallery en 1960, avant de s'installer à Paris en 1964. Sarkis a travaillé avec des médiums très variés et, à la fin des années 1960, était devenu une figure emblématique de l'art contemporain, notamment grâce à ses installations. 
En 2010, dans l’exposition Passages au Centre Pompidou, à Paris, les installations de Sarkis dialoguaient avec les œuvres de Kasimir Malevitch, d’André Breton et de Joseph Beuys, l’un des guides de Sarkis. Passages évoquait à la fois l’idée du passage permanent de l’atelier au musée et le projet de Walter Benjamin sur les passages parisiens. Ses pièces, qui font appel au Kriegsschatz de l’artiste (trésor de guerre en allemand), sont composées d’objets trouvés, d’œuvres d’art ou d’objets ethnographiques issus de différentes civilisations.
En 2011, le Musée d’Art Moderne et Contemporain de Genève (Suisse) lui consacre une importante rétrospective intitulée Hôtel Sarkis.
In 2012, he presented Ballads at the invitation of the Museum Boijmans van Beuningen and Port of Rotterdam (The Netherlands), followed by Ailleurs, Ici at the Domain of Chaumont-sur-Loire. The same year, Sarkis took part in La Triennale in Paris, Intense Proximité at the Palais de Tokyo, and in “Néon, who’s afraid of red, yellow and blue?” at the Maison rouge – Fondation Antoine de Galbert, as well as the Istanbul Modern exhibition at the Museum Boijmans van Beuningen of Rotterdam (the Netherlands).
En 2013, lors de la 55e Biennale de Venise, Sarkis a participé à l'exposition « When attitudes become form: Bern 1969/Venice 2013 » à la Fondation Prada (Venise, Italie), reprise de l'exposition historique de 1969 à la Kunsthalle de Berne (Suisse) When attitudes become form: live in your head), à laquelle le célèbre historien de l'art et commissaire d'exposition suisse Harald Szeemann avait déjà invité Sarkis à l'époque.
In 2014, the Musée du Château des Ducs de Wurtemberg in Montbéliard mounted a major personal exhibition in his name.
En 2015, lors de la 56e Biennale de Venise (Italie), Sarkis était l'artiste invité à représenter le Pavillon turc et a contribué à l'exposition Armenity au Pavillon de la République d'Arménie, qui a remporté le Lion d'or. En septembre, il a exposé à la 14e Biennale d'Istanbul (Turquie) et était aussi l'artiste invité de la Villa Empain - Fondation Boghossian à Bruxelles (Belgique) lors de l'exposition consacrée à Sarkis avec Paradjanov.